Ein Mädchen hält in Kamerun ein Baby im Arm. Beide schauen in die Kamera.

La lèpre, le pian, l'ulcère de Buruli...

... ne sont que trois des vingt maladies tropicales négligées. Voici un aperçu des maladies tropicales négligées les plus répandues dans les projets de FAIRMED.

Lèpre

Chaque année, plus de 200 000 personnes se voient dépister la lèpre. Cette maladie ancestrale est donc loin d’avoir disparu. Elle se propage particulièrement dans les environnements exigus, au sein de populations précaires et souffrant de malnutrition. La lèpre se transmet par gouttelettes dans le cadre de contacts directs et de longue durée avec une personne malade.

La lèpre est une maladie contagieuse dont l’agent pathogène affecte la peau et le système nerveux. Non traitée, elle peut entraîner des ulcères chroniques et des handicaps permanents. Pourtant, la lèpre est relativement facile à dépister et peut être soignée avec une combinaison de trois antibiotiques. Cependant, les personnes touchées cachent souvent leur infection car dans certaines régions du monde, la lèpre est source de stigmatisations et d’exclusion sociale.

Pian

Le pian est une maladie contagieuse d’origine bactérienne qui touche principalement les enfants des régions tropicales d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Elle se transmet par contact cutané avec des personnes infectées. Le pian se manifeste d’abord par l’apparition de papules cutanées semblables à des framboises de deux à cinq centimètres, qui s’étendent et peuvent entraîner de graves mutilations et handicaps si elles ne sont pas traitées. Chez les patients pris en charge à un stade précoce, il se soigne en revanche assez facilement avec des antibiotiques.

Ulcère de Buruli

L’ulcère de Buruli est une maladie contagieuse d’origine bactérienne qui ronge la peau et les tissus jusqu’à l’os. En l’absence de traitement, elle provoque des lésions qui s’étendent aux articulations, entraînant la rétraction des tissus sous-jacents. À terme, cela peut se traduire par un raidissement des articulations et une forte réduction de la mobilité. L’ulcère de Buruli se soigne avec une combinaison de deux antibiotiques. Il est également possible d’éliminer chirurgicalement les parties du corps infectées. Les plaies qui en résultent ne guérissent toutefois que très lentement et peuvent s’infecter avec d’autres bactéries.

Gale

La gale est une infestation parasitaire causée par de minuscules acariens appelés Sarcoptes scabiei var hominis qui creusent un sillon sous la peau et y pondent leurs œufs, ce qui entraîne de vives démangeaisons et une éruption cutanée.

La gale peut entraîner des lésions cutanées et des complications graves telles qu’une septicémie (infection sanguine), une cardiopathie ou une insuffisance rénale chronique. Le traitement consiste en l’application d’une crème ou l’administration de médicaments par voie orale.

La gale est une maladie contagieuse qui se propage par contact peau à peau. Elle existe dans le monde entier, mais est plus fréquente dans les zones tropicales à revenu faible. Les enfants et les personnes âgées vivant dans des régions défavorisées sont plus exposés.

Leishmaniose

La leishmaniose est due à des parasites protozoaires appartenant à plus de 20 espèces différentes de Leishmania. On sait que plus de 90 espèces de phlébotomes transmettent ces parasites. Il existe trois formes principales de la maladie :

  • La leishmaniose viscérale (LV), également appelée kala-azar, est mortelle dans plus de 95 % des cas si elle n’est pas traitée. Elle se caractérise par des poussées irrégulières de fièvre, une perte de poids, une hépatosplénomégalie (augmentation du volume du foie et de la rate) et une anémie. La plupart des cas sont observés au Brésil, en Afrique de l’Est et en Inde. On estime que 50 000 à 90 000 nouveaux cas de LV surviennent chaque année dans le monde et que seuls 25 % à 45 % de ces cas sont notifiés à l’OMS. Cette maladie présente un fort potentiel épidémique et un fort taux de mortalité.

  • La leishmaniose cutanée (LC) est la forme la plus fréquente de la maladie. Elle provoque des lésions cutanées, principalement des ulcères, sur les parties exposées du corps. Ces ulcères peuvent entraîner des cicatrices permanentes sources de stigmatisation et entraînant des handicaps graves. Environ 95 % des cas de LC surviennent dans les Amériques, dans le bassin méditerranéen, au Moyen-Orient et en Asie centrale. On estime qu’il y a entre 600 000 et 1 million de nouveaux cas chaque année dans le monde, mais seuls 200 000 d’entre eux sont notifiés à l’OMS.

  • La leishmaniose cutanéomuqueuse détruit partiellement ou totalement les muqueuses du nez, de la bouche et de la gorge. Plus de 90 % des cas de leishmaniose cutanéomuqueuse se concentrent au Brésil, dans l’État plurinational de Bolivie, en Éthiopie et au Pérou.

Géohelminthiases

Les principaux vecteurs de ces maladies sont le ver rond, le trichocéphale et les ankylostomes. Pour les deux premiers, les œufs des vers sont éliminés par les selles humaines et se trouvent ensuite ingérés par voie orale (par exemple via l’eau potable). Les ankylostomes, en revanche, peuvent aussi percer la peau de leur hôte. On estime à environ 880 millions le nombre de personnes atteintes de géohelminthiases à travers le monde, particulièrement des enfants. En l’absence de traitement, ces maladies peuvent entraîner des diarrhées, une sensation de faiblesse, une perte de poids et de l’anémie. En outre, les helminthiases peuvent provoquer un ralentissement du développement physique et mental chez les enfants et augmenter le risque d’infections. Les vers peuvent être facilement éliminés avec des vermifuges, mais pour les combattre durablement, une bonne hygiène alimentaire est requise.