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Marinette peut retourner au lycée

Après deux ans de souffrance, dues à l’ulcère de Buruli, Marinette à retrouvé l’usage de son bras et le chemin de l’école grâce à FAIRMED.

Marinette Satou et le collaborateur FAIRMED Fidel Gaetan


Marinette Satou a 15 ans et a toujours vécu à Bankim. Emmanuel son père suit son éducation tout depuis son divorce. Habitué aux bobos bénins de l’enfance, Emmanuel ne s’est pas méfié du gonflement indolore qui est apparu sur le coude droit de Marinette en Février 2014. « j’ai pensé que c’était une simple entorse et on lui a administré des massages à l’eau chaude à la maison pendant plusieurs jours » raconte Emmanuel.

Mais le gonflement s’est amplifié malgré les massages réguliers. Tant et si bien qu’Emmanuel y a perçu le signe d’un mauvais sort, jeté sur le bras de sa fille par des personnes malveillantes. Le bras de Marinette devenait de plus en plus lourd. C’est tout naturellement que père et fille se sont rendus à moto chez un guérisseur traditionnel, officiant dans la brousse, à près de 90 km de leur domicile. Marinette passa deux mois chez ce tradi-praticien, coupé de toute formation sanitaire. Deux à trois fois pas semaines, Elle devait subir de multiples scarifications sur le bras protubérant, couplés à l’application de plusieurs écorces et décoctions. Des manœuvres qui n’ont fait qu’aggraver le mal par une surinfection. Marinette était très abattue, n’arrivait plus à dormir et pleurait constamment car le bras lésé était trop douloureux. « On va couper mon bras ; il est complètement pourri » pensait-elle.

Jusque-là Le père de Marinette avait déjà dépensé 140'000 FCFA en nature (chèvre, poules et canard), 30000 en espèce FCFA et près de 20000 FCFA en frais de carburant. Des dépenses exorbitantes pour son maigre revenu de paysan. Pendant les deux mois de traitement à l’indigène, la lourdeur sur le coude de Marinette s’est transformée en plaie et n’a cessé de s’étendre sur son bras, causant une importante limitation de ses mouvements.

Marinette Satou a 15 ans et a toujours vécu à Bankim. Emmanuel son père suit son éducation tout depuis son divorce. Habitué aux bobos bénins de l’enfance, Emmanuel ne s’est pas méfié du gonflement indolore qui est apparu sur le coude droit de Marinette en Février 2014. « j’ai pensé que c’était une simple entorse et on lui a administré des massages à l’eau chaude à la maison pendant plusieurs jours » raconte Emmanuel.

Mais le gonflement s’est amplifié malgré les massages réguliers. Tant et si bien qu’Emmanuel y a perçu le signe d’un mauvais sort, jeté sur le bras de sa fille par des personnes malveillantes. Le bras de Marinette devenait de plus en plus lourd. C’est tout naturellement que père et fille se sont rendus à moto chez un guérisseur traditionnel, officiant dans la brousse, à près de 90 km de leur domicile. Marinette passa deux mois chez ce tradi-praticien, coupé de toute formation sanitaire. Deux à trois fois pas semaines, Elle devait subir de multiples scarifications sur le bras protubérant, couplés à l’application de plusieurs écorces et décoctions. Des manœuvres qui n’ont fait qu’aggraver le mal par une surinfection. Marinette était très abattue, n’arrivait plus à dormir et pleurait constamment car le bras lésé était trop douloureux. « On va couper mon bras ; il est complètement pourri » pensait-elle.

Jusque-là Le père de Marinette avait déjà dépensé 140'000 FCFA en nature (chèvre, poules et canard), 30000 en espèce FCFA et près de 20000 FCFA en frais de carburant. Des dépenses exorbitantes pour son maigre revenu de paysan. Pendant les deux mois de traitement à l’indigène, la lourdeur sur le coude de Marinette s’est transformée en plaie et n’a cessé de s’étendre sur son bras, causant une importante limitation de ses mouvements.

Le 16 Avril 2015, Emmanuel décide d’amener sa fille à l’hôpital de district de BANKIM après quatorze mois de souffrance. A l’hôpital, le personnel de santé lui diagnostique un ulcère de Buruli en phase très avancée. Des soins intensifs entièrement financés par FAIRMED lui sont aussitôt administrés par l’équipe médicale du centre de traitement des maladies tropicales négligées de l’hôpital. Le traitement s’accompagne de compléments nutritifs, notamment du lait en poudre offert par la DDC, par l’intermédiaire de FAIRMED. Dès les premières semaines de traitement, Marinette ressent les premières améliorations. « Dès que Fidèle (infirmier à l’HD de BANKIM) a commencé à me faire des pansements, j’ai recommencé à dormir toute une nuit sans douleur » dit-elle.

Deux ans après le début du traitement, Marinette a recouvert l’usage complet de son bras. Elle peut à nouveau faire la cuisine, la lessive, la vaisselle et surtout écrire. Marinette a en effet repris le chemin de l’école, après près deux ans d’interruption. Sa famille est infiniment reconnaissante à l’égard de FAIRMED et loue son apport décisif pour la santé Marinette. « Si FAIRMED n’existait pas ici, je n’aurais jamais pu payer tous ces soins à ma fille et elle serait probablement morte » déclare Emmanuel, le père. Marinette quant à elle, envisage de poursuivre ses études aussi loin que possible et espère trouver un emploi et un mari.

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